Coros Dura : mon avis après trois mois de voyage à vélo

Le Coros Dura de Julien en main, écran de batterie : 5 % restants après 21 jours d'utilisation et 111,2 heures de sortie, 58,3 % de charge solaire totale

Écrit en novembre 2026 depuis la Bolivie, après trois mois et 2 000 à 3 000 km avec le Coros Dura sur le guidon, de l’Équateur à la Bolivie. On le mettra à jour à la fin du voyage.

Le Coros Dura est le GPS vélo qu’il te faut si tu pars longtemps et que tu ne veux plus penser à recharger ton compteur. Je roule avec depuis le mois d’août, en Équateur, entre 6 et 8 heures par jour, et je le recharge à peu près tous les vingt jours. Pour la navigation, il fait tout ce dont j’ai besoin, simplement, pour environ 250 euros. Il ne remplace pas un Garmin pour s’entraîner avec un coach, mais pour voyager, je n’ai rien à lui reprocher… si ce n’est qu’il vient d’être remplacé par un Dura 2 deux fois plus cher !

En bref

  • L’autonomie : 6 à 8 heures de vélo par jour pendant une vingtaine de jours sans recharge. Le petit panneau solaire aide, sous le soleil des Andes.
  • La navigation : tu importes ta trace GPX dans l’application Coros, tu synchronises, c’est parti. Les cartes du monde se téléchargent par zones.
  • L’écran : lisible en plein soleil et sous la pluie, et une molette sur le côté pour naviguer dans les menus avec des gants.
  • La solidité : aucune panne ni aucun bug pour l’instant, par la pluie, la poussière, le froid et la chaleur. Mais je ne l’ai jamais fait tomber.
  • Le prix : environ 250 euros en Équateur. Le Dura n’est plus fabriqué ; son successeur, le Dura 2 Solar, coûte autour de 500 euros.
  • Pour qui : le voyage au long cours et l’ultra-distance. Pour l’entraînement et la course, je garderais un Garmin.

Points forts

  • Une vingtaine de jours d’autonomie : 111 heures de sortie sur ma dernière charge
  • Une navigation simple : trace GPX, application, GPS
  • Un écran lisible au soleil et sous la pluie
  • Une molette utilisable avec des gants
  • Il se fixe sur un support Garmin
  • La synchronisation avec Strava est automatique
  • Environ 250 euros

Points faibles

  • L’écran semble fragile en cas de chute (celui d’un ami s’est fêlé)
  • Il est moins complet qu’un Garmin pour l’entraînement
  • Il n’est plus fabriqué, et son successeur coûte deux fois plus cher

Pourquoi j’ai quitté mon Garmin

Pendant la première moitié du voyage, du Canada à l’Équateur, je roulais avec un Garmin Edge 1040 Solar, le GPS haut de gamme de la marque. Sur la Great Divide, il m’a guidé sans faute, avec les traces téléchargées sur bikepacking.com. Puis, en Équateur, l’écran est devenu tout marron, et le tactile a cessé de répondre.

J’ai contacté le service client de Garmin plusieurs fois. Réponse : pour un échange, il fallait renvoyer le GPS au service client… en France. J’étais en Équateur, à vélo, pour encore un an. Autant dire jamais ! Pour une marque à la renommée internationale, avec des boutiques partout en Amérique latine qui auraient pu me l’échanger sur place, je n’ai pas compris. C’est ce qui m’a fait changer de crèmerie !

Le Coros Dura en quelques chiffres

Coros, une marque connue pour ses montres de sport, a lancé le Dura en 2024, son premier compteur vélo (DC Rainmaker). Voici ce qu’annoncent la marque et les tests :

CaractéristiqueCoros Dura
Autonomie annoncée120 heures de GPS, plus jusqu’à 2 heures de roulage gagnées par heure de soleil sur le panneau solaire
Écran2,7 pouces, tactile, de type MIP (lisible en plein soleil)
Commandesécran tactile et molette numérique sur le côté
Poidsenviron 100 g (sans le support)
ÉtanchéitéIP67 (poussière et immersion)
Mémoire32 Go
Prix de lancement289 euros, avec support

Sources : the5krunner, Cyclingnews, bikepacking.com, Coros.

L’autonomie : le vrai point fort

C’est là que le Dura m’a convaincu. Les jours de vélo, je roule entre 6 et 8 heures, navigation allumée, et je tiens une vingtaine de jours sans le brancher. La preuve, sur la photo en haut de l’article : sur ma dernière charge, il affichait 21 jours d’utilisation et 111 heures de sortie, avec encore 5 % de batterie. Le petit panneau solaire y est pour beaucoup : l’écran indique 58 % de « charge solaire totale ». Ici, entre l’Équateur et la Bolivie, on a beaucoup de soleil, et ça se sent !

Pour un voyage au long cours, ça change tout ! Plus besoin de chercher une prise chaque soir au restaurant, à l’hôtel ou chez nos hôtes. Sur des sections de plusieurs jours sans électricité, je ne me pose même plus la question.

La navigation : simple et efficace

  • Les traces : je télécharge ma trace GPX, je l’importe dans l’application Coros sur mon téléphone, je synchronise avec le GPS, et c’est parti. Rien de plus.
  • Les cartes : tu télécharges les zones du monde dont tu as besoin, et tu peux ensuite créer ton itinéraire.
  • Le recalcul d’itinéraire : je ne l’ai pas encore vraiment testé. J’ai vu passer une mise à jour récemment, sans regarder ce qu’elle apportait.

Pour préparer les étapes de plusieurs jours, je continue d’utiliser komoot sur mon téléphone, comme sur la Great Divide.

Le Coros Dura fixé sur le guidon d'un vélo de bikepacking, écran du profil de montée : pente moyenne de 5 %, 22,21 km et 1 301 m de dénivelé

Sur mon guidon, l’écran des montées : la pente moyenne (5 %), la distance (22 km) et le dénivelé (1 301 m) de l’ascension.

L’écran et la molette

L’écran est très lisible, en plein soleil comme sous la pluie. Et Coros a eu une idée très maligne : une petite molette sur le côté, qui permet de naviguer dans les menus sans toucher l’écran. Avec des gants, sous la pluie ou dans le froid des Andes, c’est parfait !

La solidité : rien à signaler, mais attention aux chutes

Pluie, poussière, froid, chaleur : aucune panne, aucun bug pour l’instant. Pour être honnête, je l’ai acheté assez récemment, et je ne l’ai jamais fait tomber. Un ami a fait tomber le sien, et l’écran s’est fêlé. Il a l’air assez fragile de ce côté-là : protège-le dans les chutes, ou choisis un support qui le tient bien.

Un Coros Dura à l'écran fêlé après une chute, fixé sur le cintre du vélo d'un ami de Julien

L’écran du Coros Dura de mon ami, fêlé après une chute.

Le support et la fixation

Bonne surprise : j’ai simplement réutilisé mon support Garmin, et le Dura s’y fixe sans problème ! Si tu passes de Garmin à Coros, tu n’as pas besoin de changer ta fixation.

L’application et Strava

L’application Coros est synchronisée avec mon compte Strava. J’actualise mes activités dans l’application, et elles partent toutes seules sur Strava. Rien à faire de plus.

Ce qui me manque par rapport au Garmin

Honnêtement ? Rien ! Pour moi, le Garmin est un GPS plus professionnel, plus intéressant si tu planifies des séances d’entraînement ou si tu travailles avec un coach. Mais si tu veux un GPS simple, juste pour naviguer, avec quelques fonctions et une autonomie folle, le Coros Dura est très, très bien.

Le prix et où je l’ai acheté

Je l’ai acheté en Équateur, dans une boutique près de Quito, Tatou WS, pour environ 250 euros. Je le rachèterais sans hésiter : pour moi, c’est le meilleur rapport qualité-prix pour un GPS vélo fiable avec une telle autonomie.

Coros Dura ou Dura 2 Solar : lequel choisir ?

Mauvaise nouvelle pour ceux qui le veulent : le Dura n’est plus fabriqué. Coros lance son successeur, le Dura 2 Solar, le 3 novembre 2026, à 499 euros sans support, soit à peu près le double du premier. Coros a annoncé qu’il continuerait à mettre à jour le logiciel du premier Dura.

Coros DuraCoros Dura 2 Solar
Écran2,7 pouces, tactile3,5 pouces, tactile, bord à bord
Commandestactile et molettetactile, boutons et commande vocale, plus de molette
Autonomie annoncée120 heures de GPS, plus le solaire120 heures de GPS, plus le solaire (inchangée)
Supportfournivendu à part, ou en pack
Prix289 euros au lancement499 euros sans support, 549 euros avec

Sources : the5krunner (fiche du Dura 2 Solar), the5krunner (Dura 2 Solar contre Dura), Tour, Cyclingnews, Escape Collective.

Une différence compte pour moi : le Dura 2 n’a plus de molette, celle qui me permet de tout faire avec des gants. Il la remplace par des boutons et la commande vocale.

Je n’ai pas testé le Dura 2. Mais si tu trouves encore un Dura neuf ou d’occasion autour de 250 euros, pour voyager, je le prendrais sans hésiter.

Visuel officiel du Coros Dura vu de face : écran tactile de 2,7 pouces affichant une carte, et molette sur le côté droit

Le Coros Dura (2024). © COROS

Visuel officiel du Coros Dura 2 Solar vu de face : écran tactile de 3,5 pouces affichant une carte, sans molette

Le Coros Dura 2 Solar (2026). © COROS

Pour qui oui, pour qui non

Pour quiMon avis
Voyage à vélo au long coursOui : l’autonomie et la simplicité, c’est exactement ce qu’il faut
Ultra-distance (bikepacking en course)Oui : une trace à suivre, et plus besoin de recharger chaque soir
Sorties du week-endOui, s’il te faut juste naviguer ; c’est même un peu trop d’autonomie
Entraînement structuré, course sur route, travail avec un coachNon : un Garmin gère beaucoup mieux les séances et les données

Mon verdict

Le Coros Dura, c’est le GPS qui se fait oublier : je mets ma trace, je roule vingt jours, je le recharge. Pour un voyage au long cours, c’est tout ce que je lui demande. Je le mettrai à jour à la fin du voyage, pour te dire s’il a tenu jusqu’à Ushuaïa. Rendez-vous au bout du monde !

Tes questions sur le Coros Dura

Coros annonce 120 heures de GPS. Sur ma dernière charge, en voyage, j’ai fait 111 heures de sortie en 21 jours, et il restait 5 % de batterie, avec l’aide du panneau solaire sous le soleil d’Amérique du Sud.

Oui, quand il fait beau : selon Coros, une heure de soleil peut ajouter jusqu’à deux heures de roulage. Chez moi, il retarde nettement la décharge de la batterie.

Oui, grâce à la molette sur le côté, qui permet de naviguer dans les menus sans toucher l’écran tactile.

Le mien se fixe sur mon ancien support Garmin, sans adaptateur.

Pour voyager et naviguer simplement, le Coros Dura, pour son autonomie et son prix. Pour l’entraînement structuré et le travail avec un coach, un Garmin Edge reste plus complet.

Le Dura 2 Solar a un écran plus grand (3,5 pouces contre 2,7), des boutons et la commande vocale, mais il perd la molette. L’autonomie annoncée ne change pas (120 heures de GPS), et le prix passe de 289 euros au lancement à 499 euros sans support.

Il est sorti à 289 euros, avec son support. Je l’ai payé environ 250 euros en Équateur, dans une boutique près de Quito.

Il n’est plus fabriqué depuis l’arrivée du Dura 2 Solar, en novembre 2026. On en trouve encore dans certaines boutiques et d’occasion.

Pour aller plus loin

  • Tout notre matériel, pesé objet par objet : la page Setups.
  • Mon bilan d’équipement après 20 000 km arrive en décembre.
  • La Great Divide, où j’utilisais encore mon Garmin : notre récit du Canada à vélo.
Nos sponsors

Julien Roche, cofondateur de Fast Won't Last. Depuis juin 2024, il traverse les Amériques à vélo avec Marie-Liesse, du Canada à la Patagonie, en privilégiant les pistes et le bivouac. Il raconte le voyage sur le blog et dans le podcast d'aventure à vélo du duo.

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