Hygiène en bivouac : rester propre et serein en bikepacking

Quand on part pour plusieurs mois (voire années) à vélo ou en randonnée, l’hygiène devient un vrai sujet. Pas glamour, mais essentiel pour le confort et la santé… Voici nos astuces, nos routines sans filtre, après un an de bivouac à travers les Amériques.

Hygiène en bivouac : un défi du quotidien pour les voyageurs à vélo

La propreté, c’est l’un des grands sujets quand on voyage à vélo. C’est une question très personnelle, chacun ayant sa propre manière de la gérer ! Et tu serais surpris de voir à quel point cela peut être une vraie préoccupation pour certains… Et un non-sujet total pour d’autres. Loin d’être des poupées du bikepacking, on trouvait important de vous partager notre réalité, sans filtre !

En bivouac, il est facile de se laisser aller à la nonchalance et d’en oublier la partie hygiène et propreté. Pourtant respecter son corps c’est important, et je dirais même primordial ! Parce qu’un corps propre est un corps qui fonctionne bien et qui sera prêt à vous défendre des invasions et dangers extérieurs.

Le manque d’infrastructures ne doit pas être un frein à votre propreté. Au contraire ! Même au milieu d’un désert ou au sommet d’une montagne, il existe des moyens de prendre soin de toi. Et crois-moi, aller se coucher dans un duvet qui sent bon peut devenir un enjeu majeur après une journée compliquée.

Attention, on ne prétend pas être des modèles d’écologie, ni des exemples à suivre à la lettre ! Ce qu’on vous partage ici, ce sont simplement nos astuces et retours d’expérience après un an sur la route.
On essaye de s’améliorer tous les jours, alors si tu as des conseils ou des idées pour que notre routine soit encore plus respectueuse de l’environnement, n’hésite pas à nous écrire

Hygiène en bivouac minimaliste : les essentiels à emporter et astuces terrain

La majorité de notre trousse de toilette est rangée dans un endroit stratégique : le food pouch de Marie-Liesse. Facile d’accès, même quand tout est déjà empaqueté ! Pratique pour garder sous la main l’essentiel, sans avoir à vider toutes les sacoches.

Voici donc en détail nos indispensables pour prendre soin de notre hygiène en bivouac et en bikepacking.

L’art du « moins mais mieux » : trousse de toilette réduite et efficace.

The Bright Smile

Un grand classique, mais un indispensable : la brosse à dents et le dentifrice. On essaie toujours de privilégier des formats compacts, faciles à glisser dans notre food pouch. Simple, basique, mais essentiel — surtout quand on passe plusieurs jours loin de toute civilisation ! 

Luxury item 

On n’a pas beaucoup d’objets « de luxe » avec nous, mais il faut bien reconnaître que certains petits détails comptent pour se sentir un peu comme à la maison — même en plein désert mexicain ! Pour nous, ce petit plus, c’est un parfum Aesop, offert par les parents de Marie-Liesse. Il faut croire qu’ils ont senti, depuis la France, qu’on en avait bien besoin ! Un geste tout simple, mais après une bonne douche en ville, quelques gouttes suffisent à nous faire retrouver un semblant d’humanité.

On coupe tout ! 

Avec nous, évidemment, les indispensables de base dans la trousse de toilette — avec en tête d’affiche : le duo coupe-ongles et pince à épiler. Pas besoin de dessin, tu te doutes bien dans quelles situations ils deviennent nos meilleurs alliés !

Crème sur le gâteau

On embarque aussi quelques crèmes — faut bien rester les plus beaux et hydratés du désert ! Alors oui, tu te dis peut-être que ça commence à faire pas mal de produits pour des gens censés voyager léger… Et tu n’as pas complètement tort.

Mais bon, on assume ! Une crème pour le visage, une pour le corps. Voilà, c’est dit.

Un gars, une fille 

Il y a aussi des éléments que chacun transporte de son côté. Ce que Julien utilise, je ne m’en sers pas… Et inversement ! Par exemple, Ju emmène toujours sa tondeuse — une barbe, ça s’entretient, même en pleine pampa.

Du côté de Marie-Liesse, elle a toujours avec elle des protections hygiéniques (en privilégiant les tampons aux serviettes) et une brosse à cheveux. Des essentiels perso, qui font toute la différence au quotidien.

Sentir bon, c’est bien !

Par respect pour notre partenaire (et pour préserver l’ambiance sous la tente), on utilise tous les deux un déodorant — histoire que les câlins de milieu de journée ne virent pas au supplice !

Petite précision importante : on évite les anti-transpirants qui bloquent chimiquement la transpiration. À la place, on privilégie des déodorants simples, pensés pour limiter les odeurs liées à l’effort… Pas pour empêcher le corps de faire son job.

Évidemment pas de déodorant type aérosol ! On ne vous conseille pas la pierre d’alun à se frotter sous les aisselles… Mais bon il y a un juste milieu !

 

Les petits plus pour prendre soin de notre hygiène en bivouac

Ces derniers éléments peuvent sembler accessoires, mais en réalité, on les utilise très souvent !

Les feuilles de savon biodégradables : ultra-pratiques pour laver nos vêtements en pleine nature. (On t’en reparle un peu plus bas dans cet article.)

Les incontournables lingettes humides : elles nous sauvent la mise quand on n’a pas accès à l’eau.

Une petite fiole d’huile essentielle d’arbre à thé : un allié redoutable contre les mauvaises odeurs, notamment dans les chaussures Gore-Tex après une grosse journée à transpirer.

Solutions pratiques : comment se laver en bikepacking

Pour nous, l’hygiène en bivouac passe avant tout par une petite toilette de chat quotidienne, surtout lorsqu’on n’a pas accès à une vraie douche ou à un point d’eau. En fonction des situations, notre routine nocturne évolue… Mais l’objectif reste le même : ne pas aller dormir en mode compote de sueur !

Se laver sans eau

Il nous arrive souvent de passer plusieurs jours sans croiser le moindre robinet ni ruisseau. Dans ces moments-là, il faut faire preuve d’un peu d’inventivité… Et surtout, ne pas renoncer à un minimum d’hygiène. Pas question de se glisser dans le duvet sans un petit coup de propre !

Sans parler de rigidité, c’est surtout une question de respect de l’autre sous la tente. Parce que, soyons honnêtes, les soirs de pluie, coincés à deux sous la toile quand les vêtements humides du jour commencent à macérer… L’ambiance peut vite tourner. On te laisse imaginer.

Alors, on sort les lingettes humides, et on s’offre un mini-spa de fortune. C’est parfois long et franchement dur quand il fait froid, mais enfilant des vêtements propres avec une odeur fraîche… Quel bonheur !

Se laver proche d’un point d’eau 

Le graal du bikepacker ! Trouver un point d’eau en fin de journée, c’est comme tomber sur une oasis. Si tu as la chance d’en trouver un, n’hésite pas : saute dedans, mouille-toi, et profite.

Un rapide bain de rivière même sans savon suffit à nettoyer la transpiration et à retrouver une sensation de fraîcheur incroyable. C’est simple, mais ça change tout.

Si tu utilises un savon biodégradable, tu peux même te laver directement dans l’eau. Mais si ce n’est pas le cas, pense à remplir ta popote et à t’éloigner du cours d’eau pour ta toilette. Ça évite de transformer un joli lac en cocktail de shampooing à la pomme et par la même occasion d’habituer les poissons à l’eau de ton bain (beurk) 

Chaque petit geste compte pour respecter les lieux qu’on traverse — et laisser derrière nous des rivières aussi propres qu’on les a trouvées.

Réinventer sa routine : vivre l’hygiène en bivouac avec souplesse et créativité

Après un an à pédaler entre le Canada et l’Argentine, on a compris une chose : rester propre, c’est tout un art en voyage ! Voici nos meilleurs conseils pour garder un minimum de fraîcheur au quotidien — même au fin fond du désert ou au sommet d’un col.

Nos 5 must-do hygiène après 1 an entre le Canada et l’Argentine

1. Avoir toujours les mains propres

C’est LE conseil qu’on donne à tout le monde. On passe notre temps à se toucher le visage (merci la sueur), et nos mains sont constamment collées aux poignées du guidon, un vrai nid à bactéries. Pour éviter de tomber malades, on pense à se laver les mains avant de manger ou de cuisiner.

Mention spéciale pour les meufs à vélo : si tu as tes règles, pense à bien te désinfecter les mains avant de changer un tampon. On a toujours un petit flacon de gel hydroalcoolique à portée de main — c’est discret, pratique, et franchement indispensable.

2. Sécher ses affaires dès l’arrivée

L’odeur de transpiration, on la connaît bien. Et elle devient franchement insupportable quand les vêtements restent humides trop longtemps. Dès qu’on arrive au camp, on commence par se laver puis on étend nos affaires pour qu’elles sèchent le plus possible avant la nuit.

Astuce : on voyage toujours avec une paire de claquettes. Idéal pour laisser sécher ses chaussures et permettre à ses pieds de respirer un peu. Ils te diront merci.

3. Laver ses affaires entre deux vraies machines

Les laveries ne courent pas les pistes. Du coup, on s’adapte ! On utilise un Scrubba bag combiné à nos fameuses feuilles de savon biodégradables. Ce n’est pas aussi efficace qu’une machine, mais ça permet de garder des vêtements relativement propres… et supportables pour soi comme pour les autres.

4. Miser sur des vêtements techniques

On ne le répétera jamais assez : les matières techniques sont tes meilleures alliées. On pense notamment aux t-shirts en mérinos (mention spéciale à ceux de chez Café du Cycliste). Ils sont parfaits pour la journée comme pour les nuits en bivouac. Anti-odeurs, confortables et thermorégulants — que demander de plus ?

5. Se laver les dents, toujours

En bikepacking, les journées peuvent être longues… et les rencontres imprévues. Pour éviter l’haleine de fin d’étape à tes interlocuteurs, pense à te brosser les dents entre les repas. C’est un petit geste simple, mais qui fait une vraie différence. Sans parler des petites blessures invisibles à la gencive qui peuvent vite tourner au vinaigre sans hygiène bucco-dentaire.

6. Bonus 

Le dernier tips bonus, mais pas des moindres, c’est de partir avec un assureur capable de vraiment vous accompagner dans votre aventure.

De notre côté, c’est GoByAva qui veille sur nous depuis presque deux ans ! On les a choisis pour deux critères essentiels : leur réactivité et leur accompagnement humain, alliés à des solutions exclusives comme AvaTech+, qui couvre les équipements nomades, et AvaSport+, dédiée aux activités sportives — même les plus extrêmes !

Au final, l’hygiène en bivouac, ce n’est pas une question de perfection, mais d’équilibre. On apprend à faire avec ce qu’on a sous la main, à être inventifs, à composer avec les éléments, et surtout à se respecter mutuellement quand on partage une tente de 2m² depuis des mois. La toilette à la lingette, les lessives improvisées dans un sac étanche, les vêtements qui sèchent accrochés aux sacoches… Tout cela fait partie du quotidien. Ces gestes, aussi simples soient-ils, deviennent de vrais rituels. Ils nous ancrent dans une routine rassurante, nous aident à garder le moral les jours de pluie, et à se sentir bien dans son corps malgré la poussière, la chaleur ou le froid.

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